{"id":11488,"date":"2018-03-27T11:41:11","date_gmt":"2018-03-27T09:41:11","guid":{"rendered":"http:\/\/webaram.com\/?post_type=presse&#038;p=11488"},"modified":"2022-06-02T20:22:49","modified_gmt":"2022-06-02T18:22:49","slug":"midk-ev-arvest","status":"publish","type":"presse","link":"https:\/\/webaram.com\/es\/biblio\/presse\/midk-ev-arvest","title":{"rendered":"Midk ev Arvest &#8211; \u0544\u056b\u057f\u0584 \u0565\u0582 \u0561\u0580\u0578\u0582\u0565\u057d\u057f &#8211; Pens\u00e9e et art"},"content":{"rendered":"<p>Midk ev Arvest (\u0544\u056b\u057f\u0584 \u0565\u0582 \u0561\u0580\u0578\u0582\u0565\u057d\u057f Pens\u00e9e et Art) est le suppl\u00e9ment mensuel du quotidien <a href=\"http:\/\/webaram.com\/biblio\/presse\/haratch-%d5%b5%d5%a1%d5%bc%d5%a1%d5%bb\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Haratch<\/a> (\u0545\u0561\u057c\u0561\u057b En avant). La collection comprend 351 num\u00e9ros sortis de presse du journal, 83 rue d&#8217;Hauteville \u00e0 Paris. Le premier num\u00e9ro porte la date du 5 d\u00e9cembre 1976, le dernier le 5 mai 2009. Il para\u00eet g\u00e9n\u00e9ralement le premier dimanche du mois (exp\u00e9dition aux lecteurs le vendredi pr\u00e9c\u00e9dent). Le format demeure celui du journal, l&#8217;intitul\u00e9 est imprim\u00e9 \u00e0 l&#8217;encre rouge ainsi que la num\u00e9rotation. Les textes se d\u00e9veloppent sur quatre pages. Mais certains num\u00e9ros sp\u00e9ciaux consacr\u00e9s \u00e0 des \u00e9crivains c\u00e9l\u00e8bres ou \u00e0 des th\u00e8mes dont celui du soixante dixi\u00e8me anniversaire du G\u00e9nocide, comprennent huit pages. Contrairement au quotidien o\u00f9 ils sont rarissimes, d\u00e8s le d\u00e9part <em>Midk ev Arvest<\/em> accueille des textes en fran\u00e7ais. Ce qui lui donne le caract\u00e8re d&#8217;une publication bilingue.<\/p>\n<p>Le premier num\u00e9ro s&#8217;ouvre avec un texte d&#8217;Arpik Missakian, la directrice du journal, intitul\u00e9: &#8220;Ne pas reculer, r\u00e9sister, durer&#8221;, c&#8217;\u00e9tait le sens de l&#8217;entreprise \u00e9ditoriale, dans un contexte difficile o\u00f9 le lectorat arm\u00e9nien se r\u00e9tr\u00e9cissait d&#8217;ann\u00e9e en ann\u00e9e. Il fallait cr\u00e9er un support nouveau, relativement ind\u00e9pendant du quotidien o\u00f9 il serait possible de publier aussi bien des textes de cr\u00e9ation que des articles critiques, des traductions, des \u00e9tudes sur les \u00e9crivains \u00e9trangers, en particulier fran\u00e7ais, des entretiens aussi bien que des comptes-rendus d&#8217;\u00e9v\u00e9nements artistiques et culturels. L&#8217;initiative avait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e de quelques r\u00e9unions au journal dans le courant de l&#8217;ann\u00e9e 1976, avec la participation de collaborateurs: Krikor Beledian, Zoulal Kazandjian, Haroutioun Kurkjian, Krikor Hampartzoumian, Papk\u00ean Bodossian. Malgr\u00e9 le souhait de Missakian, le suppl\u00e9ment n&#8217;a jamais \u00e9t\u00e9 dirig\u00e9 par un comit\u00e9 de r\u00e9daction ind\u00e9pendant de la direction du journal. Les num\u00e9ros ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9par\u00e9s tant\u00f4t par l&#8217;un, tant\u00f4t par l&#8217;autre des collaborateurs ou tout simplement \u00e0 partir des contributions re\u00e7ues directement par la direction de <em>Haratch<\/em>. Il y avait cependant une r\u00e8gle bien d\u00e9termin\u00e9e: ne publier que des textes in\u00e9dits, ne jamais reprendre des \u00e9crits d\u00e9j\u00e0 connus par ailleurs et recycl\u00e9s, veiller sur la nouveaut\u00e9 du sujet ou \u00e0 la d\u00e9marche engag\u00e9e, afin de sortir de l&#8217;orni\u00e8re des republications et des r\u00e9p\u00e9titions st\u00e9riles. La publication de documents, des correspondances d&#8217;\u00e9crivains du pass\u00e9 ou d&#8217;autres pi\u00e8ces d&#8217;archives ne fait que confirmer cette r\u00e8gle.<\/p>\n<p>La publication du suppl\u00e9ment <em>Midk ev Arvest<\/em> intervenait au moment o\u00f9 la plupart des revues litt\u00e9raires et les p\u00e9riodiques arm\u00e9niens de France dont Andastan de Puzant Topalian avaient disparu et la presse quotidienne ne parvenait plus \u00e0 se renouveler. Il fallait cr\u00e9er un lieu suffisamment ouvert sur le monde et les cultures environnantes pour donner une impulsion nouvelle aux \u00e9crivains issus des communaut\u00e9s arm\u00e9niennes du Proche-Orient, seuls susceptibles d&#8217;assurer la rel\u00e8ve de la litt\u00e9rature arm\u00e9no-occidentale dont Haratch \u00e9tait le partisan le plus d\u00e9termin\u00e9.<\/p>\n<p>En lan\u00e7ant <em>Midk ev Arvest<\/em> A. Missakian reprenait une id\u00e9e ch\u00e8re \u00e0 Chavarche Missakian, son p\u00e8re et le fondateur du quotidien, qui d\u00e8s le lancement de Haratch en 1925 souhaitait publier en parall\u00e8le au journal une revue consacr\u00e9e exclusivement \u00e0 l&#8217;art et \u00e0 la litt\u00e9rature. Il avait une certaine exp\u00e9rience en la mati\u00e8re. Il avait lanc\u00e9 l&#8217;hebdomadaire litt\u00e9raire Aztag en 1919-1910, puis le suppl\u00e9ment de <em>Azatamart<\/em> \u00e0 Constantinople-Istanbul en 1911-1913 o\u00f9 jeune \u00e9crivain ami des po\u00e8tes comme M. Medzarents, Vahran Tatoul et D. Varoujan, il fourbissait sa plume et publiait po\u00e8mes et nouvelles. En peu de temps, le suppl\u00e9ment hebdomadaire d&#8217;<em>Azatamart<\/em> avait pu attirer la fine fleur de l&#8217;intelligentsia arm\u00e9nienne de l&#8217;Empire ottoman.<\/p>\n<p>A Paris, d\u00e9j\u00e0 dans les ann\u00e9es vingt et trente, Haratch consacrait les num\u00e9ros de samedi \u00e0 la publication de toutes sortes de textes litt\u00e9raires: po\u00e8mes, nouvelles, articles critiques et pol\u00e9miques sign\u00e9s par les jeunes \u00e9crivains &#8220;l&#8217;\u00c9cole de Paris&#8221;, dont Vazken Chouchanian, Chahan Chahnour, Nighoghos Sarafian, Chavarch Nartouni, Paylag Mikaelian, etc, alors que Hagop Sirouni, Meguerditch Barsamian et d&#8217;autres assuraient le r\u00f4le de critiques. Avec le d\u00e9clenchement de la Seconde guerre mondiale et l&#8217;arr\u00eat du quotidien, Ch. Missakian condamn\u00e9 \u00e0 un &#8220;ch\u00f4mage contraint&#8221; revient \u00e0 l&#8217;id\u00e9e d&#8217;un p\u00e9riodique litt\u00e9raire. Il publie d&#8217;abord en clandestinit\u00e9 Haigach\u00ean (deux num\u00e9ros non dat\u00e9s, 1943?), ensuite Aradzani (trois num\u00e9ros, 1944-45). Ces &#8220;Cahiers de la litt\u00e9rature arm\u00e9nienne&#8221; qui devaient \u00e0 l&#8217;origine se poursuivre d&#8217;une mani\u00e8re r\u00e9guli\u00e8re cessent de para\u00eetre quand, \u00e0 la Lib\u00e9ration, <em>Haratch<\/em> fait retour sur la sc\u00e8ne de la presse arm\u00e9nienne de France. Visiblement il \u00e9tait difficile de r\u00e9aliser cette double t\u00e2che. Le projet de p\u00e9riodique est abandonn\u00e9, faute de moyens.<\/p>\n<p><em>Midk ev Arvest<\/em> couvre de loin, un champ litt\u00e9raire et artistique plus vaste que les p\u00e9riodiques mentionn\u00e9s. On y trouve non seulement la litt\u00e9rature proprement dite mais aussi les arts plastiques, la musique et le cin\u00e9ma. Les collaborateurs r\u00e9sident dans des zones g\u00e9ographiques des plus diverses, des Etats-Unis, Canada, Argentine, jusqu&#8217;au Liban et la Syrie, voire l&#8217;Arm\u00e9nie et l&#8217;Iran. Un v\u00e9ritable r\u00e9seau o\u00f9 convergent des courants de pens\u00e9e fort diff\u00e9rents dont font preuve les quelques 500 articles que <em>Midk ev Arvest<\/em> a publi\u00e9s sur plus de 33 ans, \u00e0 raison de 11 num\u00e9ros par an. Sans \u00eatre l&#8217;expression d&#8217;un collectif plus ou moins coh\u00e9rent, d\u00e9gag\u00e9 de tout dogmatisme, toujours un peu en qu\u00eate du renouveau, le suppl\u00e9ment a fini par devenir un espace de cr\u00e9ation d&#8217;une pens\u00e9e plut\u00f4t libre et iconoclaste, une plateforme pour ceux qui attendaient de l&#8217;art et de la litt\u00e9rature autre chose que la c\u00e9l\u00e9bration de l&#8217;ancien, une r\u00e9f\u00e9rence en mati\u00e8re de critique litt\u00e9raire, de r\u00e9flexion sur les probl\u00e8mes de l&#8217;identit\u00e9 arm\u00e9nienne et de la diaspora. Aussi ne sera t-on pas \u00e9tonn\u00e9 de lire des \u00e9crivains comme W. Saroyan en traduction, des &#8220;a\u00een\u00e9s&#8221; de la g\u00e9n\u00e9ration des ann\u00e9es Zareh Vorpouni, Hratch Zartarian, Harout Gostandian, mais \u00e9galement le po\u00e8te et prosateur Vah\u00e9 Oshagan. A ceux-l\u00e0 il faudrait ajouter les figures de Z. Kazandjian, de HJ. Kurkjian, de K. Beledian, de M. Nichanian. On ne peut s&#8217;apesantir sur les domaines des arts plastiques et de la musique illustr\u00e9s abondamment par les \u00e9crits de Alex Berlian et Krikor Hampartzoumian.<\/p>\n<p>Couvrant une p\u00e9riode de plus de trente ans, <em>Midk ev Arvest<\/em> peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme la m\u00e9moire vivante de la communaut\u00e9 arm\u00e9nienne de France. A l&#8217;instar de <em>Haratch<\/em>, mais plus ancr\u00e9 dans le secteur litt\u00e9raire et artistique <em>Midk ev Arvest<\/em> offre un mat\u00e9riau particuli\u00e8rement riche, inventif et diversifi\u00e9 pour sp\u00e9cialiste des litt\u00e9ratures de la diaspora, voire pour l&#8217;historien tout court.<\/p>\n<p>Notice r\u00e9dig\u00e9e aimablement par <strong>Krikor Beledian<\/strong>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Midk ev Arvest (\u0544\u056b\u057f\u0584 \u0565\u0582 \u0561\u0580\u0578\u0582\u0565\u057d\u057f Pens\u00e9e et Art) est le suppl\u00e9ment mensuel du quotidien Haratch (\u0545\u0561\u057c\u0561\u057b En avant). La collection comprend 351 num\u00e9ros sortis de presse du journal, 83 rue d&#8217;Hauteville \u00e0 Paris. Le premier num\u00e9ro porte la date du 5 d\u00e9cembre 1976, le dernier le 5 mai 2009. 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